THE ALEKS FRAGMENTS

Aleks Crément évoque horreur, métal, et autres joyeusetés.

R.I.P
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Mon livejournal est mort.

Les explications et la suite des aventures se trouvent sur :

http://alekscrement.blogspot.com/

Tromatized.
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Non,je ne suis pas morte,je suis juste en stage.
Cela fait maintenant un peu moins de trois semaines que j'ai troqué le contexte scolaire pour une expérience professionnelle,et contrairement à ma phrase d'introduction qui pourrait laisser penser que je dépéri,jusqu'à présent j'adore.
Quand on m'a annoncé que la dernière année de ma formation comprenait une intégration dans le monde du travail de 3 mois j'ai carrément flippé.L'idée d'être confrontée à des personnes que je ne connaissais pas et qui allaient dépendre de mon incompétence vu la formation catastrophique qu'on m'a donné ne me disait rien qui vaille et l'approche de la date fatidique résonnait, de plus en plus alarmante dans un coin de ma tête.

Après quelques premières journées "difficiles" où j'ai dû prendre mes repères, un climat agréable s'est vite installé les semaines qui ont suivi.Je me suis tout de suite entendu avec les autres stagiaires alors que l'arrivée dans un nouvel environnement m'avait appris jusqu'alors que deux semaines étaient au moins nécessaires pour que les esprits se décontractent et commencent à se libérer de la pression de l'apparence pour commencer à s'ouvrir aux autres. Cela n'a jamais été mon cas puisque je déteste le silence et le malaise dans une pièce remplie de monde avec qui je vais passer les prochaines semaines et que je fais tout pour détendre l'atmosphère, ce qui se résume souvent par un geyser de blagues pourries et une ridiculisation publique en un temps record.

Je n'ai donc pas eu besoin de ce genre de recours,je ne sais pas si c'est parce que les filles sont habituées au contact social auquel leurs études les confrontent,l'expérience dans le milieu qui les mettent à l'aise avec les nouveaux microcosmes, ou leur niveau d'étude universitaire qui leur donnent cette aisance à converser en public.J'ai d'ailleurs un peu dépéri en entendant le parcours de chacune, découvrant des cursus d'apprentissage riches et incroyables. J'aurais aimé être plus débrouillarde et qu'on m'informe d'avantage des possibilités qui s'offraient à moi lorsque j'ai fini mes humanités,cela m'empêcherait d'écarquiller les yeux en entendant le contenu des cours des autres en me disant que c'était exactement ce que j'aurais voulu faire.Je crois que j'ai loupé une éventuelle vocation et ses trois dernières années ont sonné encore d'avantage comme une perte de temps malheureuse alors que je n'estimais pas un constat encore plus déplorable que celui que j'avais déjà tiré.




Je me félicite néanmoins d'avoir choisi un endroit qui me ravit pour terminer ce cycle d'études,c'est la meilleure décision que j'ai prise depuis un bout de temps et je suis moins amère en pensant que cette opportunité ne m'aurait sans doute pas été offerte si je n'étais pas passée par un cursus de merde. Je ne pense toujours pas que le graphisme soit ma voie et que je ne possède pas le mojo nécessaire pour réussir dans le domaine,mais j'éprouve un certain plaisir à jouer dans le domaine pour un travail enfin concret et je n'ai pas ressenti cette lassitude caractéristique en travaillant que que j'éprouve généralement à l'école. J'aime me lever au milieu d'abeilles traductrices en les aidant à trouver une manière joliment formulée de dire que pour tel film des prothèses pour couilles ont été utilisées et apprendre sur le tas ce qu'est un prolapsus, ou s'envoyer des vidéos au contenu presque scatophile.

Un changement radical qui peut sembler futile mais pourtant colossal à mes yeux,c'est la prise de position complètement différente par rapport à mon école face à la race de notre ordinateur. Quand je suis arrivée et que j'ai posé mon VAIO vert fluo sur la table pour le brancher aux différents câblages devant le personnel,la première remarque que j'ai eu fût "Tiens,tu n'as pas un MAC?", et moi de répondre dans un soupir "Non,pourquoi vous êtes des partisans de la marque?", j'ai été soulagée d'entendre que non,justement,grand dieu, PAS DU TOUT.


Depuis trois ans j'entends des conneries dans l'environnement scolaire qui me disent que travailler sur PC c'est une punition et que MAC est une divinité qui devrait évincer tout ce qui ne provient pas de cette marque  pour un monde électronique de meilleure qualité.C'est carrément devenu du lavage de cerveau et le débat de mon existence où chaque jour il était apparemment nécessaire de me rappeler que seuls les crétins étaient encore sur PC et qu'il fallait sérieusement manquer de jugeote pour ne pas s'être encore converti. Puisque je déteste qu'on me dise ce que je dois penser ou faire et que je suis sans doute la personne qui a le plus grand esprit de contradiction de cette planète,on m'a convaincu en un jour que jamais je ne serai la pute de MAC,et voir une fille galérer avec sa nouvelle acquisition parce qu'elle ne savait pas comment faire roter une image ou supprimer un document m'a tellement fait hurler de rire sur la bêtise de son choix que j'étais devenue irrécupérable sur le sujet.

C'est bête mais moi j'aime bien la personnalité,la réflexion, les gens qui ne se soumettent pas à l'hégémonie ou à un comportement grégaire,les personnes qui ne crachent pas sur un produit qui leur a servi pendant toute leur existence et qui deviennent subitement infidèle pour une coque design et un écran plus lumineux,les gens qui ne ressentent pas le besoin d'affirmer leur identité par l'acquisition technologique et qui t'emmerdent dès que l'occasion se présente tel un végétarien acharné ou une fille pro-bio pour t'exposer l'intelligence de leurs choix.
Ceci n'est pas une généralisation hein,je n'ai rien contre Apple ou ses utilisateurs au départ,juste une dent contre ses partisans extrémistes.

J'ai donc d'abord fait la constatation rassurante que l'état d'esprit de mon école ne s'appliquait pas au reste du monde,et que sa débilité ambiante non plus. Je suis empreinte de respect et de fascination pour l'environnement cultivé dans lequel j'interagis,et ces trois semaines ont été plus prospère en échanges captivants que ces trois dernières années.Je découvre un monde auquel je me suis identifiée pendant toutes ces années pour percuter que je n'y connais au fond strictement rien. Au lieu de me laisser abattre par mon manque de culture et de connaissances dans le domaine,je le vis comme une certaine émulation que je n'ai plus ressentie depuis très longtemps, celle qui te fait regretter d'aller te coucher pour ne pas continuer à approfondir le monde de connaissances qui s'ouvre devant toi ou de ne pas être suffisamment fortunée ce mois-ci pour visionner un milliard de dvds dont tu n'avais pas la moindre idée.Je suis de nouveau avide de savoir alors que je pensais avoir fait le tour des choses,et je suis à l'écoute de ce que les autres ont à m'apporter en recommandations cinématographiques et littéraires qui s'avèrent multiples et variées.





Ma plus grande découverte jusqu'à présent est probablement Lloyd Kaufman, père fondateur de la maison de production de films TROMA et réalisateur de beaucoup d'entre eux. Je ne sais pas comment j'ai pu vivre jusqu'à présent sans voir un de ses films alors que je suis une grande fan de John Waters avec lequel il a à mes yeux énormément de points communs. J'ai une préférence jusqu'à présent pour ce qu'il a fait dans les années 80, sa passion pour la toxicité nucléaire et l'abondance de slime fluos avec des bons vieux effets spéciaux animatronics dans un univers à la "Saved by the bell" horrifique et punk. Un véritable régal.

J'ai adoré "The Toxic Avenger", et c'est en regardant les bonus que j'ai découvert qu'un dessin animé avait été adapté du film, dessin animé qui ne me laisse pas indifférente puisque je suis persuadée d'avoir vu plusieurs épisodes de celui-ci lorsque j'étais plus jeune et dont j'avais complètement oublié l'existence. On ne sait jamais que ça ravive également les souvenirs enfouis de quelqu'un d'autre,ce serait bête de louper ça :






Et puis,j'ai aussi beaucoup aimé "The class of Nuke 'Em High", même si le scénario n'avait absolument aucun sens et donne l'impression qu'ils ont totalement improvisé sur place en essayant de monter le film de manière cohérente,ce qui est définitivement un epic fail.C'était d'une telle hilarité que ça rend n'importe quel défaut acceptable, et après tout on est tellement dans le n'importe quoi que je ne devrais même pas m'étonner que les règles de base de la construction d'un film lisible ne soient pas respectées.




Voici d'ailleurs une liste non exhaustive de tout ce que j'aurais dû ou devrai voir je l'espère dans un avenir proche (admirez au passage cette tendance à la promotion en format paysage, Kriss prône le vertical,je trouve que le format horizontal est toujours foutrement plus épique!)



































Et dans ce que j''ai pu voir qui ne se rapproche pas du tout du domaine de l'horreur et qui m'a fort plu,je dois vous évoquer Synecdoche, New York. Ne vous laissez pas rebuter par le titre immonde du métrage comme ça a été le cas me concernant,je m'en veux parfois tellement de presque rater des pépites parce que je me focalise sur des détails insignifiants qui me freinent dans mes désirs de visionnage. Je ne sais pas comment vous parler du film et vous évoquer son déroulement me semble carrément impossible.Le contenu est complexe, bourré de relectures, de métaphores et de sous entendu, et ce qui démarre comme un portrait moderne d'une simple famille tourne vite dans l'abstraction,le surréalisme et l'exercice conceptuel. C'est un film surprenant, philosophique, très artistique et poétique. Malgré son contenu étrange et parfois perturbant, on se laisse guider tranquillement sans être alarmé de perdre pied et de se confronter à de nombreuses incompréhensions,et lorsque la fin arrive et qu'on est pas sûr d'avoir tout compris, on est heureux de l'avoir vu avec quelqu'un d'autre pour en discuter pendant des heures,regarder l'entièreté des bonus pour comprendre le génie qui se cache derrière chaque plan et se pencher sur des mystères qu'on aimerait élucider.
J'en ai retenu un très beau monologue que je trouvais criant de véracité :

"Everything is more complicated than you think. You only see a tenth of what is true. There are a million little strings attached to every choice you make; you can destroy your life every time you choose. But maybe you won’t know for twenty years. And you’ll never ever trace it to its source. And you only get one chance to play it out. Just try and figure out your own divorce. And they say there is no fate, but there is: it’s what you create. Even though the world goes on for eons and eons, you are here for a fraction of a fraction of a second. Most of your time is spent being dead or not yet born. But while alive, you wait in vain, wasting years, for a phone call or a letter or a look from someone or something to make it all right. And it never comes or it seems to but doesn’t really. And so you spend your time in vague regret or vaguer hope for something good to come along. Something to make you feel connected, to make you feel whole, to make you feel loved."





Dans les séries télévisées,mon dévolu s'est récemment jeté sur The Office,
la version anglaise, recommandée par Julien.
J'étais pourtant sceptique au début,je trouvais que le faux reportage était trop invraisemblable pour être réel,et n'était pas dupe sur les caractères trop loufoques pour représenter soit disant des vrais employés de bureau sur leur lieu de travail.Les deux premiers épisodes sont d'ailleurs bourrés de références à la culture anglaise que je ne connais pas assez bien et je ne savais pas si je devais trouver toutes ses private joke drôles ou insensées. La série est heureusement vite devenue plus intéressante lorsqu'on retrouve des situations que l'on a tous vécu, qu'on reconnaît des profils typiques qu'on a croisé un millier de fois et lorsque la relation entre les caractères devient plus évidente. Les loosers deviennent des personnes auxquelles on s'attache vite et les pires défauts dans les situations les plus pathétiques sont presque touchants.
The Office est une série hilarante qui devient rapidement addictive,et je n'ai pas fait exception à la règle des spectateurs qui ont chouiné lamentablement lors du dernier épisode,bénédiction à laquelle je ne m'attendais pas du tout surtout pour un show qui se veut essentiellement comique.





Et enfin,dans le domaine des films que je ne veux pas spécialement voir mais qui finiront de toute manière un jour ou l'autre dans mes mains, "Devil Inside" le dernier exorcisme qui est probablement tellement mauvais qu'ils en font des événements intéressants pour tenter de susciter l'intérêt du public d'une manière ou d'une autre,en projetant le film dans une chapelle au milieu de nonnes au regard vitreux,par exemple :







Mais bon,je ne suis pas crédule! Une qualité des films d'horreur c'est de créer des affiches tellement alléchantes qu'on ne peut réprimer le désir de voir le film et être incroyablement déçu,alors si la pochette est immonde pour ce film-ci soit on peut espérer l'effet inverse soit on a affaire à une grosse merde,et je crainds que la seconde option l'emporte.

Puisqu'on discute énormément film et tout ce qui s'y rapporte avec les autres stagiaires,on a eu vite fait d'évoquer nos acteurs et actrices préférées et j'ai eu droit à une nouvelle discussion houleuse sur le cas Kristen Stewart.

Je suis toujours ébahie de constater la haine que les gens ressentent envers elle, sentiment partagé de sans doute 90% de mon entourage pour l'actrice. Je ne sais jamais si je dois être heureuse d'être une des rares personnes qui lui voit une beauté époustouflante et un talent caché et me réjouir de ne pas devoir partager mon amour avec trop de monde. En effet, depuis l'année Gosling, une distance s'est installée avec l'admiration que je lui portais,je n'ai jamais aimé les personnes trop entourées ou admirées,je les fuis d'ailleurs même comme la peste,et il semblerait que ma relation de fan girl se déroule de la même manière. J'ai fait la gueule quand les filles commençaient à aimer Jared Leto vers mes 16 ans,je crois que je peux me réjouir tant que la majorité du monde déteste Kristen Stewart.A part ça,je vous promets que je 'nai pas d'autel dans ma chambre à leur effigie. Seulement des crânes d'animaus morts et des stickers en forme de cercueil. La routine,donc.

Tout ça pour dire qu'ils lui dénoncent une certaine apathie et une expression relativement invariable sur le visage, ce qu'ils considèrent comme un défaut représente à mes yeux sa plus grande qualité,et j'ai eu la chance de tomber dans la semaine sur un post assez intéressant sur Tumblr qui exprimait parfaitement ce que j'aurais voulu dire à son propos :





Je crois que j'aime d'autant plus cette fille lorsque je vois ses interviews où elle foire,bégaie, tente en vain d'être intéressante et bat du pied pour dissimuler le malaise de devoir s'exprimer avec d'autres personnes. C'est peut-être une bête forme d'identification mais je me reconnais énormément dans cette attitude, le malaise rencontré lorsque je dois parler avec un certain entourage où je finis toujours par balancer des conneries d'autant plus lorsque c'est une rencontre importante où quelqu'un devant qui on aimerait briller.C'est sans doute parce que les gens extraordinaires me font peur et que j'ai toujours préféré la faiblesse et le manque d'assurance.

En parlant de Tumblr, j'ai expérimenté le comble : me rendre compte par celui-ci d'un événement sensationnel qui concernait la Belgique après que celui-ci se soit déroulé.Apprendre sur une plateforme américaine ce que j'ai loupé dans mon propre pays fait de moi une grosse bite. Il s'agit donc du festival des lumières à Gand qui a l'air d'être d'une beauté innomable et que je vais me faire un plaisir de ne pas louper l'année prochaine si je décide de ne pas de nouveau faire mon inculte :







 

Au niveau des lectures,la bande dessinée "Minus" de Rica m'a laissé un excellent souvenir.Je n'ai pas tout de suite été convaincue par la qualité de l'histoire qui évoque les déboires d'un sexholic. J'avais peur qu'on sombre dans l'excès et le contenu paillard,ce qui n'était pas du tout le cas,et je dois d'ailleurs admettre que la fin m'a assez déçue par son aspect bien trop sage,et gentil. J'aurais préféré que la dernière page se termine dans le vague,ou sur une note plus sombre et pas dans cette facilité frustrante. Les dessins ressemblent énormément à ceux de Charles Burns et c'est clairement ce qui m'a le plus séduite,la beauté de ce noir et blanc, l'intelligence des plans,le loisir de rendre les traits des personnages inattractifs, l'aspect cauchemardesque de certains passages, et la qualité d'écriture.Et puis une bande dessinée qui ne fait pas obligatoirement dans la série et qui se clôt en un exemplaire est également une qualité à mes yeux :

 

Musicalement,c'est toujours du grand n'importe quoi : du rap métal aux années 80,en passant par du grind à disney channel, du grunge alternatif à une bonne dose de nostalgie,je ne sais plus quoi penser de mes goûts musicaux :


















Tant qu'on est dans le n'importe quoi,laissez-moi vous proposer la barre de téléchargement Nyan Cat. La mienne a salement déconné lors de la première installation et je l'ai entendue pendant plus d'un quart d'heure alors que mon téléchargement était fini depuis bien longtemps et je n'ai pu me résoudre qu'à éteindre la machine sinon j'allais probablement m'arracher les orbites pour m'en servir comme boules quiès. J'aurais pu juste éteindre le son,mais puisque je suis masochiste et vous aussi, il suffit de cliquer sur l'image pour y accéder :



Sinon,j'ai développé une obsession maladive pour Olivier de Sagazan dont j'ai posté une perfomrance lors de l'article passé, portrait humain d'une peinture de Bacon,je suis répugnée et fascinée, et l'art n'a jamais été aussi extraordinaire qu'en mêlant ces deux sentiments :















Je viens d'exceller dans la maîtrise de l'article-poubelle.
Et je me suis pourtant résignée à vous parler de ma nouvelle addiction au shampooing sec, de la mort de mon ipod depuis deux semaines sans m'être encore taillé les veines, et mon rythme de lecture qui s'est subitement élargi depuis lors.
Tant pis?



BLOG AWARD.
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Le CAFARD m'a tagué pour le "blog award". Je ne sais pas qui en est son créateur,mais en tout cas il a bien réfléchi à son truc puisque vous vous sentez flatté alors que ça n'a rien à voir avec une récompense ou une reconnaissance quelconque, et qu'en plus vous devez faire la promotion du tagueur lorsque vous continuez la chaîne sur votre blog. Si ça c'est pas un fameux concept d'auto-publicité cachée sous une fausse forme de félicitation!
Je remercie donc le Cafard de m'avoir donné l'opportunité de dire 7 choses qui me concernent sur un blog où il y en a probablement déjà un bon milliard, et d'avoir un site web au graphisme fabuleux, au contenu culturel et cultivé,et de maîtriser à la perfection l'art de l'humour noir aussi caustique que du pesticide dans les yeux.

1. Je suis adoptée. C'est une vérité que je balance sans le moindre complexe quand on me dit que je ne ressemble pas du tout à ma soeur,et quand j'explique par cette anecdote qui rend les choses complètement logiques, on me tape sur l'épaule en rigolant en me félicitant d'avoir un humour toujours aussi louche. Quand on percute que je ne déconne pas, le rire gras est remplacé par des expressions angoissées comme si j'étais une bombe à retardement sortie d'un mauvais film d'horreur prête à tout moment à égorger ses parents adoptifs au milieu de la nuit, ou à éplucher des archives médicales dans une cave à la lumière d'une bougie pour retrouver sa famille maternelle.

2. Je me suis auto-proclamée "Bordeline des cheveux".Si vous me croisez en effet de mauvaise humeur c'est que j'ai perdu beaucoup de potentiel capillaire pendant la semaine,et au contraire si je pète la forme c'est que j'ai réussi par je ne sais quel miracle à ralentir ma calvitie précoce avec succès depuis quelques jours. L'état catastrophique de mes cheveux que je perds de manière anormale depuis aussi longtemps que je m'en souvienne est le seul paramètre qui me rend réellement malheureuse physiquement. J'ai développé de telles manies et angoisses envers ceux-ci qu'on pourrait probablement m'interner ou me booker pour des dérivés sur la trichotillomanie.

3. J'ai roté de la fumée la semaine passée. Étant donné qu'il fait aussi chaud qu'aux alentours du cercle polaire ces derniers temps,j'ai mis ça sur le coup de la condensation classique qu'occasionne généralement le froid. Sauf que c'était dans l'appartemment où il fait relativement bon vivre, que Kriss m'a dévisagé complètement halluciné par ma drôle de prouesse,et que je n'avais apparemment pas rêvé cette étrange odeur d'essence et de soufre. Internet n'ayant toujours pas fourni d'explication logique,je me suis auto diagnostiquée femme dragon ou large potentiel à disparaître lors d'une prochaine combustion spontanée.

4. J'ai eu une péritonite vers l'âge de 10 ans. J'étais en stage de danse aussi grâcieuse qu'un phoque ave des talons aiguilles,jusque là rien d'anormal, mais quand je me suis transformée en exorciste en gerbant dans toutes les salles, il semblerait que mon cas soit devenu alarmant.J'ai sombré dans le sommeil du dortoir et quand je me suis réveillée une dizaine de visages dont celui de maman étaient penchés au-dessus de ma couchette. Deux semaines plus tard je ressortais de l'hôpital où on m'avait siphonné les entrailles pour m'aspirer mon appendice explosé et toute la merde occasionnée au passage, avec une belle cicatrice d'une quinzaine de centimètres en-dessous du nombril qui me fait gagner tous les concours de comparaisons de blessures. J'ai raconté plus tard pendant un moment que j'avais avorté à la manière de Charles Manson,et quelques couillons m'ont cru.

5. La première fois qu'on m'a comparé à Kristen Stewart,c'était dans un hôtel à Las Vegas.On faisait le tour des bâtiments les plus loufoques et les plus prestigieux,en mode pure touriste sans une once de maquillage,baggy,cheveux gras et grosses baskets. J'étais en train de détailler un bar nommé H2O où l'on pouvait mettre des sortes de masque à gaz qui transféraient une substance inconnue lorsque j'ai croisé le regard de ces deux filles accoudées au comptoir me dévisageant des pieds à la tête. J'étais en train de me féliciter d'expérimenter le foutage de gueule international lorsqu'elles sont venues en adorables fan girls souligner ma ressemblance avec l'actrice de Twilight.

6. J'ai travaillé dans un bar gay spécialisé dans les shows travesti pendant un peu moins d'un an. J'avais les cheveux courts comme un soldat et je frôlais l'andogynie et ce fût de loin la période où j'ai ressenti le plus de mal-être et d'incertitude de toute ma vie.

7. Je ne bois ni thé,ni café, ni alcool. Ceci combiné au fait que je ne fume pas et que je n'ai jamais rien testé d'autre que la cigarette,et le fait que j'achète mes films plutôt que de les télécharger sont souvent les traits de caractère qui ont tendance à creuser un certain fossé avec les personnes que je rencontre.Et qui finissent par me qualifier comme quelqu'un de "triste".

Remercier le tagueur - OK.
Dire 7 choses à son propos - OK.
(Mettre une vidéo qui n'a aucun lien avec le sujet - OK.)
Taguer 15 autres personnes (c'est plus que le nombre de personnes que je connais dans la vraie vie,quel abus) :
Ktana, Eli, Turpentine-Liquor, Miss Maggie May, Cécile, Fanny, My Haru, Obsidienne, et puisque j'en ai déjà marre de copier tous les liens,toute personne en manque d'article qui souhaiterait s'y atteler.

(J'ai dû remettre le captcha pour les anonymes à cause d'un regain d'amour des russes pour mon livejournal afin de m'informer de promotions incompréhensibles via les commentaires.J'espère que ça n'empêchera personne de communiquer!)
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Tout ce que je n'ai pas dit en janvier (2012)
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TOUT CE QUE JE N'AI PAS DIT EN JANVIER
- 2012 VERSION -


















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Certaines des photos sont issues d'une vidéo récapitulative (pourrie) sur le tarot que j'ai faite plus pour le plaisir d'en réaliser l'introduction que pour côtoyer une fois de plus mon incapacité à aligner trois mots sans bégailler ou adresser un doigt d'honneur à la caméra. En attendant, les voisins d'en face doivent probablement se bidonner comme jamais à me voir souffrir de la sorte, pas sûre que j'aurai le courage de réitérer l'expérience de si tôt et leur offrir cette immense partie de plaisir en un si court laps de temps. A suivre?



  • TV SHOWS



A ma plus grande surprise,j'ai beaucoup aimé les deux premières saisons de Misfits. J'étais pourtant fort dubitative sur le sujet puisque j'avais lu plus de blogs que j'estimais moyennement en parler positivement que ceux que je suis presque religieusement et aveuglément,et c'est sans doute parce que je n'ai pas entendu les mots magiques qui m'auraient fait bondir dessus plus tôt.

Si je devais effectivement vous parler du premier aspect qui m'a séduite dans Misfits (après sa judicieuse appellation,bien sûr) c'est le fait qu'elle soit anglaise. Que vous regardiez vos divertissements en version française c'est déjà dommage,mais dans ce cas-ci ce choix relèverait du crime absolu.

Vous n'entendriez pas cet accent incroyable qui caractérise l'angleterre profonde et qui rendrait à mes yeux n'importe quel trou du cul digne d'intérêt, et vous ne seriez pas familiarisés avec mes insultes préférées que l'on entend à répercussions pendant tous les épisodes qui ne sont autre que "TWAT" (chatte) et "CHAV" (appellation désignant la racaille blanche) que j'utilise à volonté pour insulter mon entourage discrètement lorsque des grosses vaches enfarinées se foutent de ma poire dans les transports en commun.

La seconde raison qui est plus qu'appréciable dans Misfits est le fait que le super pouvoir qu'ils vont acquérir est en rapport direct avec leurs traits de caractères dominants. Le sujet a donc engendré moults discussions et listes à gogo sur les pouvoirs les plus convoités de manière générale, et ceux dont on hériterait en fonction de notre personnalité.

Il ne m'a pas fallu plus de deux minutes de réflexion pour tirer la conclusion que je serais définitivement dans la catégorie des SHAPESHIFTERS étant donné ma paranoïa pour la dégradation progressive de mon corps et mon insatisfaction corporelle qui rend n'importe quel inconnu(e) plus charmant que je ne pourrai jamais l'être.

Je prends donc le pouvoir Photoshop,merci beaucoup.
What about you?




Les dernières raisons qui font de Misfits une série recommandable seraient probablement le fait que celle-ci possède une intrigue suffisamment bonne pour divertir son public alors qu'elle reste constamment dans le même environnement ce qui aurait peut-être eu tendance à lasser l'audience, et qui laisse suspecter un budget restreint.

Enfin, le personnage de Nathan est probablement le nouveau héros de chaque spectateur,et je pense qu'il m'a encore d'avantage plu lorsque j'ai compris que sa dégaine et son humour ressemblaient sans le moindre doute à l'un de mes grands favoris :
Ash Stymest.




D'après les conseils de Sebichon, j'attends avec impatience mon colis de la première saison de Reaper.
Il y a Satan dans le slogan, des parents lui ont vendu l'âme de leur progéniture lorsqu'il atteindrait 21 ans, l'épisode pilote a été concocté par Kevin Smith, et le personnage de droite semble être la personne la mieux fringuée que j'ai vu à l'écran depuis un bout de temps (chacun ses critères.)




  • BOOKS

  

Est-ce que je vous ai déjà dit que Laura Kasischke était brillante?
Juste avant de lire "La couronne verte", j'ai quand même eu l'occasion de découvrir un roman de sa part que je n'ai pas du tout aimé "En un monde parfait", et j'en étais presque heureuse,de me rendre compte que cette femme était bien humaine.

J'ai pris "La couronne verte" parce que je suis bien décidée à lire tout ce qu'elle a pu écrire ( son recueil de poèmes n'étant pas dipsonible en français,je me demande d'ailleurs si j'aurai la capacité de l'apprécier dans une langue qui n'est pas la mienne), mais aussi parce que la quatrième de couverture m'a fait penser en tous points au film "The ruins" que j'avais énormément aimé à l'époque :



Dans les fascinations que l'on ne s'explique pas, j'ai un amour pour tout ce qui concerne l'esthétique, l'histoire et la culture maya. Alors quand on me la combine avec une bonne dose de mystère et de climat occulte, je suis une personne absolument ravie.

"La couronne verte" parle en effet de trois jeunes filles qui se rendent à Cancun sous les regards inquiets de leurs parents afin de s'offrir des vacances dignes d'un excellent spring break. Entre les balades sur la plage et l'alcool à foison,elles décident d'aller visiter un temple qui s'y trouve "à proximité" connu pour son passé chargé en activités sacrificielles.




"La couronne verte" n'est définitivement pas le roman qui a inspiré l'adaptation cinématographique de "The ruins",mais l'histoire n'en est pas moins épouvantable. On retrouve ce qui semble être les grand amours de l'auteur : la mise en péril de l'innocence féminine,le pouvoir de suggestion qui frôle souvent l'abstraction plutôt que la description pure, et l'approche aérienne de l'histoire et de sa conclusion qui lui est propre.

Je le recommande donc chaleureusement, un roman d'ailleurs presque trop court.

 

C'est en me baladant dans des allées remplies de bandes dessinées que je suis tombée sur Courtney Crumrin.
Je n'ai jamais été une grande fan de bande dessinée. Je suis particulièrement difficile sur le sujet, trouvant difficilement mon compte entre des dessins que je déteste souvent parce qu'ils manquent d'âme à mes yeux,et que j'ai un dégoût pour l'art numérique grandissant dans ce domaine qui rendent les pages impersonnelles et sans aucun intérêt.
C'est sans doute pour ça que Courtney Crumrin a attiré mon attention, avec son style monochrome et son dessin qui ferait presque penser à du manga grand format.

L'univers gothique/fantastique a bien sûr attiré mon attention derechef, entre les thrillers ringards et les histoires politiques surnaturelles à dormir debout qui font rage dans le milieu,j'étais vite conquise. Je mets tout mes espoirs dans cette série dont j'attends le tome 1 qui semble avoir disparu des stocks des magasins en priant pour que ce ne soit pas décevant!





Et puis, j'ai envie de me ressourcer avec DOOMBOY de l'extraordinaire Tony Sandoval (merci encore,Fanny!) qui parle d'un garçon qui noie sa peine pour sa petite amie défunte en lui communiquant divers accords musicaux. J'avais tellement aimé le parallèle organique et aquatique avec la musique de la BD Nocturno que je me replongerais avec plaisir dans cet autre sujet qui semble bien similaire, et qui me ferait oublier par la même occasion tous les horribles dessins qui m'ont brouillé le regard cette semaine.



  • MOVIES



J'ai beaucoup aimé The Silent House (la casa muda),même si objectivement le film n'est pas extraordinaire.
La particularité de ce film d'horreur espagnol est le fait qu'il a soit-disant été tourné en un seul long plan séquence,et ce qui a constitué d'ailleurs l'argument majeur à mon désir de le voir. Un plan séquence est donc la restitution d'un plan tel quel, qui n'a pas subi de montage,coupure,plan de coupe...il peut durer 10 secondes ou encore plus d'une heure comme c'est le cas ici.

Je suis un peu sceptique sur ce premier point,puisqu'il y a plusieurs manières de tricher avec cette technique : lorsqu'on passe par exemple dans une zone de noir total qui permet de faire une pause ou un raccord,et il y en a eu plusieurs dans ce cas-ci.
Il s'agirait donc de plans séquences d'une vingtaine de minutes au lieu d'une bonne heure,et même si c'est le cas, la performance reste à mes yeux magistrale puisqu'il est hors de question de vous planter,et que le concept nécessite un entraînement et un enchaînement fameux pour obtenir un bon résultat et c'est un travail que j'admire et que je respecte.

Il suffit du fou rire d'un acteur, du caméraman qui trébuche, d'un technicien qui pète et il faut tout recommencer.
La préparation d'un projet d'un tel risque me force donc à l'indulgence et au respect.

On sent de temps en temps que l'actrice doit broder et sérieusement improviser avec des zones d'exploration qui rappellent le vagabondage dans un jeu vidéo, mais les ruses et astuces auxquels ils font appel pour garder le public en haleine et divertir le spectateur dans un contexte qui pourrait vite s'avérer barbant me donne envie d'applaudir de toutes mes mains!







J'ai également beaucoup aimé "Garage Days" devant lequel je suis passée à de nombreuses reprises mais que je n'ai jamais emporté chez moi à cause de son synopsys à la con et de sa jaquette dégueulasse. Garage Days est une sorte d'épisode géant d' "Hartley coeur à vif" en plus coloré,un sous "Empire records" mais qui vaut quand même son pesant d'or en figurants bien fringués, en morceaux fabuleux, un univers des années 90 que je chérirai jusqu'à ma mort et que je ne retrouverai jamais. C'est bien filmé,c'est drôle, c'est original :




Sinon,j'ai très envie de voir "Take me home tonight" qui me donne l'impresion d'être un revival des meilleurs films de John Hughes avec une louche de Judd Apatow : fin des 80's (meilleur climat cinématographique), une vidéothèque, réflexions existentielles et Theresa Palmer qui m'a tout l'air d'une sosie de Kristen Stewart en blonde et ça ce n'est pas du tout négligeable :


Theresa Palmer


Kristen Stewart



Et le retour (merci Seigneur) de l'élément gothique qui vous rend aisément un film passable en film parfait.



  • CLOTHING
DROP DEAD

  

Oui,je m'habille de préférence avec des vêtements de garçon.

NIKKILIPSTICK





  • MUSIC



Kriss ayant reçu le dernier album de Korn pour son anniversaire,j'en ai profité pour regarder le dvd avec des yeux comme des soucoupes. Le groupe avait décidé de s'offrir un petit plaisir en créant un énorme crop circle à leur effigie dans lequel ils allaient jouer une bonne série de leurs morceaux. J'ai donc appris ce cette manière que si vous avez un champ en votre possession vous pouvez contacter le site suivant:

www.circlemakers.org

...et ils seront ravis de vous créer des cercles parfaits pour votre plus grand plaisir.
Je crois que j'ai enfin trouvé ma vocation.

Je regrette un petit peu qu'aucun public n'ait pu bénéficier de cette occasion en or,si j'avais entendu qu'un live se déroulait dans des circonstances aussi extraordinaires à proximité de chez moi, je suis sûre que j'aurais tout fait pour m'offrir un souvenir pareil.

Je n'ai pas vu Korn de toute mon adolescence,et voilà qu'ils passent deux fois en l'espace d'un an dans ma petite ville.
Je ne l'avoue qu'à moitié,mais je crois que je dépenserais à chaque fois le prix fort s'ils décidaient de passer chaque année et qu'ils faisaient de la soupe inécoutable. Un oeil sur l'interview Jonathan Davis qui gémit la perte de Head et sa gentillesse naturelle suffisent à me rendre de nouveau toute amoureuse.




Sinon j'ai eu l'opportunité de voir deux concerts qui m'ont beaucoup plu,mais qui variaient tellement par leur public que c'en était suprenant, je me permets de vous faire donc un parallèle avec l'oeuvre de Dan Witz et ses peintures hyper-réalistes impressionantes, qui en exploitant le milieu culturel fera un parfait illustrateur de mes propos.

Le premier était Gronibard, du grind porn.
On était probalement une septantaine dans une salle qui pouvait contenir maximum 50 personnes.
Des personnes crowdsurfaient sur trois mètres et menaçaient à tout moment de s'échouer dans le bar.
J'ai croisé Seb dans des sens contraires un milliard de fois,et on est sorti à la moitié en rampant comme si on s'était jeté dans une piscine.




Et ça ressemblait un peu à ça :



Et puis,j'ai vu Asking Alexandria.Du metalcore britannique.
Entre le violent dancing qui prend la moitié du périmètre de la salle et les demoiselles qui ont toutes une coupe asymétrique,je n'échangerais pour rien au monde ce sentiment de satisfaction de m'écraser sur d'autres filles inconnues qui éclatent de rire brièvement avec moi d'être dans la même "galère".




Avant-hier c'était un peu comme ça :



J'ai encore mal au dos.


S.O.P.A /P.I.P.A
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Je n'aurais pas pu mieux m'exprimer.
De mes 24 ans je n'ai jamais téléchargé ou regardé illégalement une série ou un long métrage,
et Kriss possède probablement plus de 600 cds à l'heure actuelle.
On a eu du mal à ne pas verser une larme lorsque notre dernière vidéothèque a fermé
il y a quelques mois et que notre seul magasin metal du centre a fait faillite.

J'entends souvent que nous sommes des utopistes.
Mais l'utopie c'est d'être assez bête de penser que l'on peut avoir certaines choses gratuitement
sans se douter qu'on précipite le monde dans un goufre.





In Bruges.
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FUCKING BRUGES IS A SHITHOLE





















































































La dernière fois que je suis allée à Bruges, c'était il y a 10 ans. Nous nous y sommes rendus avec L., T. et C. et leurs parents respectifs pour je ne sais plus quel projet en rapport avec notre cours de seconde langue nationale (le néérlandais) lors de la procession du Saint Sang, un énorme défilé dont la pièce maîtresse est une relique de sang coagulé du Christ qui reste dans la basilique du même nom le reste de l'année.

J'ai gardé trois souvenirs de cette journée : notre visite de la place du marché aux poissons (vismarkt), les peintres près des canaux qui n'hésitaient pas à engager la conversation avec les touristes, et la montée laborieuse de l'immense beffroi, où lorsque nous sommes arrivés enfin en haut ma mère m'a balancé sous les regards outrés des autres que je pouvais à présent me jeter du haut de la tour et que ça ne lui ferait ni chaud ni froid.

Remplacer les mauvais souvenirs par d'autres n'était donc pas une mauvaise initiative,et la découverte de l'évènement de sculptures sur glace qui s'y déroulait jusque mi-janvier ainsi que la vidéo de cette youtubeuse américaine que j'apprécie particulièrement, ont légèrement précipité les choses :




Je n'ai pas spécialement apprécié les grandes lignes de Bruges que l'on m'avait conseillées comme le béguinage qui était fade et triste et qui ressemblait à une ferme sans animaux, ou encore la visite sur les canaux dont l'idée m'enchantait et qu'on n'a même pas pu accomplir à cause d'une organisation et communication effroyables et d'une tranche de prix légèrement scandaleuse.

Si j'avais trois endroits à conseiller lors d'une visite à Bruges il s'agirait de la Basilique Saint-Sang, le musée Sint Jan Hospital mettant en scène beaucoup d'oeuvres de Memling et l'atelier de David de Graef.

La basilique Saint-Sang est probablement la plus belle que j'ai vue jusqu'à présent,avec ses tons étrangement chauds et l'intimité épatante qui s'en dégage pour un bâtiment religieux, les couleurs sont magnifiques et gorgées de dorures, et la fiole contenant le sang du christ ajoute ce qu'il faut de mysticisme au lieu sacré où les photos ne sont pas les bienvenues et les bavardages non plus.

Le musée Sint Jan Hospital est comme son nom l'indique un ancien hôpial avec d'énormes charpentes qui lui donnent de belles allures médiévales et une atmosphère chargée d'un bel historique. Je voulais m'y rendre pour la châsse de Saint Ursule que j'avais beaucoup aimé lors d'un cours d'histoire de l'art de l'année passée.Il s'agit d'un mix audacieux entre l'orfèvrerie d'une église minuscule et l'apposition de peintures sur la vie de la sainte. L'objet est tellement bien mis en valeur qu'il éclipse le reste de l'exposition, et vaut donc à mes yeux largement la peine d'être découvert sur place.

Le musée est presque gratuit si vous n'avez pas plus de 25 ans,et certaines expositions temporaires sont parfois encore plus intéressantes que le contenu permanent, comme celle que nous avons eu l'occasion de voir qui concernait la chirurgie douteuse que l'on pratiquait à l'époque.

Enfin,l'atelier de David de Graef a été un moment phare de notre séjour et je crois que le fait que nous l'ayons totalement découvert par surprise a beaucoup contribué au charme de l'habitation. C'est d'ailleurs la plus grande magie de Bruges, se perdre temporairement et ne pas savoir quelle merveille on va découvrir au coin de la prochaine rue : un bâtiment magnifique,un magasin d'antiquités surprenant ou comme ici une exposition gratuite sur un artiste talentueux.
C'est en traversant le pont d'amour que l'on tombe sur l'atelier de David de Graef qui laisse porte ouverte aux visiteurs et touristes (perdus) à ses peintures à l'aérographe représentant des univers torturés et oniriques. Son style s'apparente beaucoup à mes yeux à la fantasy de type Royo et aux nombreux autres artistes qui ont contribué à l'univers artistique de beaucoup de groupes de metal :





Les tableaux exposés sont à vendre et si nous avions été riches Kriss aurait emporté "Le coup de foudre" et j'avais ma préférence pour un triptyque des mains d'une religieuse dont le chapelet était enroulé entre les doigts.
David De Graef propose également en plus d'un libre accès à son atelier ce qui semble être une des plus belles chambres de Bruges que vous pouvez réserver pour votre séjour avec petit déjeuner gargantuesque à la clé.


Et puis dans un tout autre registre,j'ai vu les Innocents d'après les conseils de petit Julien en matière de film d'horreur d'époque.
Pendant toute la projection je me suis dit que les images étaient tellement belles qu'elles étaient dignes d'un post dans le style de la communauté mourante film_stills :
























Assez d'images pour aujourd'hui?

The girl with the dragon tattoo.
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La patience. Cette qualité que je n'aurai jamais.


Les résolutions superficielles.
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LES RÉSOLUTIONS SUPERFICIELLES



















































J'espère que tout le monde a passé d'excellents réveillons et que vous vous êtes préparés psychologiquement à manger de la frangipane pendant les 15 jours qui vont suivre! J'ai personnellement été un peu déçue par les évènements festifs récents alors que l'année passée avait été une véritable bénédiction et m'avait réconciliée avec les réunions familiales et l'échange lors des diverses festivités...Trop d'alcool pour certains, trop de déprime et de lassitude pour d'autres, et un léger désenchantement envers le manque d'investissement pour leur entourage à propos de certaines personnes.
Je n'ai jamais pris de résolutions de toute ma vie et ce n'est pas cette année que je vais commencer.
Une petite wishlist de ce que je souhaiterais accomplir cette année me semble néanmoins tout à fait la bienvenue,c'est largement plus positif que des contraintes qu'on ne tiendra de toute façon pas...
J'ai déjà tellement de mal à tenir mes propres promesses,autant les exposer au reste du monde pour qu'elles aient d'avantage de poids et repasser de temps en temps dessus histoire de se mettre la pression.

Cette année j'aimerais :


  • Voyager ! Bruges s'annonce en janvier, et en espérant de pas me débiner,le Metal Camp en Slovénie au mois d'août est ardemment convoité. Même si les finances ne suivront jamais, je rêve également d'aller un week-end à Lille et une petite semaine à Prague.

  • Porter des faux-cils dès que l'occasion se présente. Je tiens cette envie depuis deux jours sans me foutre de la colle partout ou avoir envie de hurler. Je pense malheureusement  que je vais vite abandonner l'idée, puisque j'ai perdu la moitié de mes cils pendant l'opération et que je m'informe toujours sur la manière de procéder après une catastrophe. Mais même avec des précautions il semblerait que ce caprice s'avère destructeur. Ma résolution de peaufiner mon apparence physique s'avère donc être un immense pas en arrière puisque comme d'habitude je fais pire que mieux et que mes yeux ressemblent maintenant fortement à ceux d'une albinos.



Je vous mets la vidéo parce que c'est foutrement épique et hilarant :




  • Faire du sport. J'ai bien compris que jamais je ne débourserai un sou pour aller dans les salles parce que je ne veux pas investir autant pour quelque chose que je déteste et parce que jamais je ne me déplacerai volontairement pour subir une quelconque forme de torture. Je pourrais cependant peut-être dépenser 50 euros dans le programme dvd Insanity de Beachbody.com se déroulant sur 60 jours et concocté pour se maintenir en forme...dans son salon. Les voisins du bas vont avoir très peur, mais 5 ans sans avoir fait un abdo devient de l'abus qui me fera bientôt ressembler à une méduse,il est temps d'y remédier quitte à traverser le plafond !

  • Voir plus Julien, même s'il m'envoie 5 mails sur le chat de Katy Perry et qu'il m'a bien fait savoir qu'il voulait le sex toy à l'effigie de Sasha Grey pour son anniversaire, qu'il balance souvent en public ce que je lui ai dit en privé, et qu'il aime agripper avec un peu trop d'emphase les couilles de mon copain.



  • Porter plus de noir et me faire de nouveau insulter copieusement partout où je vais et arrêter de faire tourner les cinq mêmes vêtements confortables jusqu'à ce que les clochards me regardent de travers parce que je fouette d'avantage que n'importe quel chien traînant.

  • Prendre des photos par moi-même et arrêter de harceler Kriss de les faire à ma place. J'aimerais bien un appareil similaire à celui de Cécile qui m'avait fort étonnée quand j'ai pu l'avoir brièvement en main sur Bruxelles,et à 500 euros il n'y a pas mort d'homme,seulement de mon portefeuille et de mon estomac.

  • Me mettre sérieusement à cette chaîne vidéo malgré la montagne de difficultés rencontrée au premier jet.

  • Aspirer toute la culture possible de petit Julien, qui est probablement une des seules personnes avec qui je peux partager mon amour inconditionnel de l'horreur et de l'occulte. Il me tuyaute merveilleusement bien sur le sujet,et je vais de découverte en découverte,avec entre autres une nouvelle compagne de vlog pleine d'excellentes recommandations dans le domaine et qui me fait penser à l'incroyable Jennifer Tilly :



La découverte de la chaîne The LittleFears, petites histoires d'horreur très courtes sans effet de surprise visuel, mais qui joue l'entièreté du suspens et de la panique sur le contenu de la narration et le ton de la voix très agréable de sa locutrice :




Et enfin une vidéo particulièrement louche qui contient sans aucun doute mon prochain masque d'Halloween:








Quelqu'un a 250 dollars?




  • C'est tout.

+ 4 REVIEWS

LE LIVRE SANS NOM - ANONYME



Je pensais que je n'aimerais pas "Le livre sans nom". Je me méfie toujours quand il y a trop d'engouement pour un ouvrage,et la rumeur selon laquelle Tarantino en serait l'auteur n'a pas du tout arrangé mon opinion sur le sujet : j'aime bien que les personnes se décident sur leur domaine de prédilection, et un cinéaste qui touche à la littérature me hurle souvent que ce sera comparable à mes poubelles après le nouvel an. Quand je doute et que le sujet du livre s'y prête bien, je prends Kriss comme cobaye pour tester la marchandise avant moi pour avoir ses impressions et décider si je me lance dans l'aventure après ses critiques.

Il a adoré.

"Le livre sans nom" est en effet un livre qui se laisse apprécier par son fort caractère cinématographique,son lot d'injures et d'humour qui frôle souvent l'insulte, et surtout ses innombrables retournements (et meurtres) qui rendent la lecture fortement palpitante.Les nombreux personnages donnent l'impression qu'on va devoir tenir une page récapitulative des différents profils pour se souvenir de tout le monde mais même les blondes sans cils albinos à la mémoire similaire à celle d'un poisson rouge comme moi s'en sont très bien sorties sans ça. Même si je reste sur quelques incompréhensions et que j'aurais préféré que le fond du sujet soit moins surréaliste, c'est une excellente lecture qui se dévore très vite.

Si vous avez notamment aimé les films "From Dusk Till Dawn" et "11:14", foncez!

WIR SIND DIE NACHT




Je crois que c'est Maud qui m'avait parlé du film "Nous sommes la nuit" lorsque j'avais évoqué le parc d'attraction de Berlin abandonné après avoir vu Hanna,m'informant que la superbe location se trouvait également dans une scène du film qu'elle me recommandait. J'avais du mal à comprendre comment un film avec Eva Mendes sur la mafia russe que j'avais arrêté après 10 minutes pouvait contenir une scène du genre, et c'est en reprenant contact avec ma très chère médiathèque que j'ai compris hasardeusement mon erreur, puisque c'est en parcourant les nouveaux dvds que je suis tombée sur: "We are the night" qui n'a strictement rien à voir avec " We own the night".









"Wir sind die nacht" (on va pas s'en sortir avec toutes ses traductions) est donc un film de vampires allemand qui à ma grande surprise est extrêmement bien mené. L'audio-visuel est splendide et vous comprendrez après le premier quart d'heure que la location en valait largement la peine, les effets sont réussis,les locations de Berlin magnifiques, l'histoire essentiellement tournée sur le point de vue féminin est un concept unique qui ne ressemble en rien à un bêtise du style "Lesbian Vampire Killers", et même si je regrette les accents un peu trop féministes du scénario, je suis étonnée d'avoir apprécié un film de vampire,genre qui est condamné à mes yeux depuis longtemps à être chiant ou ridicule.

L'ambiance du film m'a également rappelé énormément de bons souvenirs musicaux de l'époque,et ça, ça n'a pas de prix :






BLOOD IS THE NEW BLACK / WITH ASIAN STEREOTYPES

J'ai commandé un t-shirt de chacune des marques citées,ce qui me démangeait depuis très longtemps.
L'une m'a complètement ravie et l'autre profondément déçue,lorsque les deux paquets sont arrivés c'était le jour et la nuit.
Puisque je n'ai lu nulle part un commentaire qui semble honnête et qui ne dépasse le reblogging de photo ou le transfert de codes pour avoir des promotions, voici une observation objective de ce que j'ai reçu si jamais quelqu'un un jour quelque part hésite à se procurer quoi que ce soit via l'une de ses deux emblèmes vestimentaires.



Je voulais un t-shirt pentagramme depuis plusieurs années, mais les t-shirts pentagrammes c'est comme le fond de teint, c'est la quête incessante de la recherche de la perfection sans jamais l'atteindre.Soit l'illustration de Baphomet est périmée, soit le symbole est minuscule et prend autant d'espace qu'un pins, soit un nom de groupe qu'on déteste y est associé,et on se retrouve au final sans t-shirt satanique qui permettrait pourtant d'attirer l'attention de nombreux connards qui nous traiteront de "gothique" sur notre passage. Et on ne veut absolument pas louper ça,hein?

Je croyais donc que With Asian Stereotypes allait être mon salut mais en fait,non.

J'ai retrouvé tout ce que j'avais soigneusement évité jusqu'à présent : un tissu trop épais et pas très agréable qui ressemble aux t-shirts de métal que j'achetais au début des années 2000 parce que c'était la seule source de marchandise pour affirmer ses positions et se faire engueuler par les parents et envoyer chez le directeur de mon école chrétienne.
Le col n'échappe pas à la règle : rond,trop proche du cou : étouffant.

J'ai pris la plus petite taille et on dirait encore que je porte le vêtement de manière grunge, à savoir trop large pour mon gabari et ce volontairement.Moi qui voulais faire corps avec Satan, je ne sais plus quoi penser : est-ce que les tailles sont inappropriées ou est-ce que j'ai le corps famélique d'un garçon de cinq ans?

Pas d'étiquette, une impression que j'aurais pu faire de mon côté et qui m'aurait coûtée moins chère,une enveloppe fade et sans saveur,un envoi très lent, aucun tracking disponible et aucune confirmation que la commande s'effectue sans problème.
Une chose est sûre la marque porte bien son nom : c'est glacial.



Blood is the new black est contrairement à son prédecesseur,fortement recommandé.
Une enveloppe très belle et très fournie aussi professionnelle que Drop Dead,mon petit chat Black Metal est arrivé sur un tissu léger,la taille est adéquate,la qualité de l'impression y est, un suivi qui fourmille d'informations, un envoi très rapide! Rien à dire.

Maintenant je tenterais bien CVLT NATION,ce qui correspondra à ma bonne résolution numéro 5 de porter davantage de noir :





WUNDERKAMMER AU BOTANIQUE



Pour ceux qui vivent en Belgique et qui auraient loupé l'information, une petite exposition tout à fait sympathique sur le thème des cabinets de curiosités se déroule pendant tout le mois au botanique! Le prix est très accessible et les objets exposés d'une très grande qualité ! C'est probablement la meilleure exposition à laquelle j'ai pu assister cette année.

Mon seul regret est sa courte durée et que celle-ci ne dépasse l'étendue d'une grande pièce.

Parmi des objets étonnants tels que des statues chrétiennes modifiées,un bocal rempli de rognures d'ongles ou encore des portraits sculptés dans un bout de gazon, j'ai eu un gros coup de coeur pour la photographie de Roberto Kusterle :









A voir absolument!

Metal Camp + Concours de Noël
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METALCAMP FESTIVAL+CONCOURS DE NOËL







C'est parti de pas grand chose : d'un mail du frère de Kriss qui nous harcelait demandait de l'accompagner au festival musical Tomorrowland de cette année. Je n'ai toujours pas compris pourquoi il tenait autant à notre participation, la seule probabilité qui resterait plausible semblant être que nous serions peut-être dans certains cas rares des personnes encore appréciées,ce qui me semble tout à fait impossible.
Je n'ai cependant rien trouvé sur la capture des métalleux en festival éléctro pour en faire des brochettes humaines vivantes ou sur l'invitation de ceux-ci pour leur enseigner le wall of death, crowdsurfing ou moshpit aux festivals moins concernés qui souhaiteraient se mettre à la page,mais je reste néanmoins sceptique.




En regardant la vidéo super bien foutue sur l'évènement qui était accrochée à son message,je pars à la recherche d'une vidéo promotionnelle tout aussi envieuse du Graspop pour lui répondre que je serais ravie de l'accompagner (1 jour seulement, ma tolérance à un genre musical qui me laisse aussi sensible qu'une poutre ne dépasse pas l'heure,mais pour un décor fabuleux je veux bien faire une exception ) s'il en fait tout autant de notre côté.



C'est de cette manière que je tombe sur les excellentes vidéos d'une chaîne hilarante de 2guys1TV, deux énergumènes issus du métal qui se sont attelés à la réalisation impeccable de celles-ci sur le sujet. Je divague un peu sur ce qu'ils ont mis en ligne,et j'arrive sur celle qui concerne le Metal Camp Festival. Celui-ci se déroule en Slovénie et se nomme de manière audacieuse "Hell over Paradise",et voici donc pourquoi :




Après avoir replacé ma mâchoire qui s'était disloquée en roulant dans 10 centimètres de poussière, il m'a seulement fallu deux secondes pour abandonner sans aucun état d'âme notre rassemblement national de métal, et deux de plus pour le remplacer par celui-ci et organiser mon programme de vacances qui a intérêt à inclure cette semaine de pure merveille dans mon pauvre planning.
Chaque année, j'ai l'impression que ce qui était avant une partie de plaisir était devenu une obligation,signification qu'il faut changer de paysage et se donner les chances de vivre une expérience plus intéressante que celle que je me coltine chaque année.
Partir en festival doit redevenir une aventure, une découverte,et cette année c'est décidé : JE VAIS AU METAL CAMP.
Faites que le père Noël soit généreux,faites que le père Noël soit généreux...

Et puis, enfin! Après plus de 48 heures de pur supplice je poste miraculeusement la vidéo du concours dans les temps!
La caméra, Adobe Première, la compression, Youtube, mon visage, ma saloperie de prononciation sont tous des suppôts de Satan qui ont failli me pousser au bord du suicide une bonne dizaine de fois en l'espace de deux jours pour un résultat de merde qui ne frôle même pas la haute définition et un manque de contraste flippant,mais soit!




LES RÈGLES DU CONCOURS SI VOUS LES ACCEPTEZ

1. Il est interdit de vous moquer de moi.
2. Il vous est interdit de penser que j'utilise beaucoup trop d'adverbe de quantité et autres tels que :
extrêmement, absolument, carrément... JE SAIS.

Bon, je présume que plus personne n'est dans la course après ceci.

3. Seules les personnes qui ont laissé au moins un commentaire sur le blog depuis sa création peuvent participer.
4. Laissez un commentaire sur cet article qui répond à la question qui a traumatisé petit Julien à son examen de l'année passée alors qu'il n'était même pas en philosophie que voici : "Quelle est la question?".
Si vous avez la flemme vous pouvez aussi très bien participer en me disant à quel point j'ai raison de dépenser 300 euros dans un festival en Slovénie, par exemple.
5. Le gagnant est tiré au sort.
6. Les participations sont possibles jusqu'au premier janvier.

Si la vidéo vous a plu (mouarf), il se pourrait que je réitère l'expérience étant donné que je suis masochiste et que j'ai quelques idées en tête de la manière dont je pourrais me ridiculiser à l'avenir en utilisant ce médium, mais pour ne pas étouffer le journal écrit avec trop de vidéos je ne suis pas sûre que je les posterai toujours ici,donc si ça vous intéresse,j'espère que vous êtes au courant du fonctionnement d'un abonnement Youtube,sinon ben...tant pis.

Bonne merde,et bonnes fêtes à tous,les pamplemousses!

10 things I loved this month
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10 THINGS I LOVED THIS MONTH
DECEMBER 2011

La première n'est certainement pas mon examen d'anglais pour lequel j'ai trimé avec beaucoup trop d'ardeur cette semaine,et le prochain qui me parle d'"integrated marketing" mangera tout ce qui sort de mon anus avec du gingembre au-dessus.
Oui le gingembre c'est affreux,c'est comme manger du parfum.
Et saupoudré de quelques tentacules de poulpe tant qu'on y est...Ouais.
Le poulpe c'est juste carrément abominable,ça goûte exactement l'idée que tu t'en fais : si un froncement de narines et de sourcils devaient émettre une saveur ça se rapprocherait de la pieuvre en caoutchouc. Yeurk.

Cet épisode passionnant vous est relaté parce qu'à mon resto asiatique préféré j'ai hésité à prendre le "sushi set large", grave erreur, un choix qui était pourtant sûr et sans risque mais lorsque j'ai vu à la dernière minute mes voisines de table commander "le bateau" ,un truc monstrueusement théâtral avec de la neige carbonique qui fumait de partout qui est arrivé à leur table,et bien j'ai voulu la même chose. Je suis jeune et bête et je suis encore influençable,et je me paye donc en pleine tronche des mets plus que douteux.

J'élargis beaucoup ma culture culinaire ces derniers temps parce que je suis profondément malheureuse.
Je mange comme une ogre, et le dernier restaurant en date était la seule option envisageable pour pouvoir me calmer,que je me dise qu'il y a encore des choses qui valent la peine d'être vécues en m'empiffrant et en oubliant mon état d'esprit actuel constant qui se résume par "Quelqu'un doit mourir, sinon c'est moi qui meurt."

Je suis allée chercher Kriss avant-hier,et j'ai compris à la lueur des couleurs de l'horizon que les évènements actuels qui rendaient le quartier houleux depuis une semaine avaient pris une tournure différente : les 100 mètres qui séparent mon arrêt de bus de son magasin étaient jonchés de plusieurs centimètres de verre. Toutes les voitures de l'allée et des commerces ont été défoncées à coups de batte et je me suis applaudi de me chausser uniquement de buffalos, choix qui m'a protégé les pieds à de nombreuses reprises des rues sales et dégueulasses de Bruxelles.

Cela fait plusieurs années que j'ai l'impression d'être une machine froide et insensible
et que j'ai emprunté le chemin de l'apathie, trait de caractère complètement inverse de celui
qui m'avait caractérisé toute mon adolescence et qui me manque terriblement.
Cette semaine m'a informée qu'il ne fallait plus trop que je m'inquiète à ce niveau-là.
J'ai eu envie de pleurer comme si tous ces objets inutilement brisés étaient les miens,de sauter au visage du mec qu'on interviewait qui disait qu'il allait "redresser" ce pays, de le griffer jusqu'à ce qu'il crève et d'aller frapper au milieu de cette foule d'animaux de mes tout petits poings.
Je n'ai rien pu faire de tout ça,ce qui me rend profondément instable et hystérique.
Donc, je mange.

L'interlude désastreuse sur mon quotidien pourri se referme, attaquons avec des choses plus sympatoches!

1. Un élevage de champignons à la maison, c'est possible!

Ma mère va juste me trancher la gorge et Kriss va vomir à la vue de son légume préféré,mais je persiste à trouver ceci parfaitement incroyable.





2. Darkest Hour ou un nom de groupe qui me caractérise assez bien.

J'ai loupé la prestation de ce groupe que j'aime énormément à cause de ma pauvreté en fin de
mois habituelle,et JE REGRETTE.
Surtout quand je suis tombée sur la beauté de la chanson "With a thousand words to say but one" que je ne connaissais pas,j'aime autant l'air que les paroles qui me correspondent comme d'habitude assez bien : tristes et nostalgiques, même si j'essaie de me concentrer sur la partie "But we can keep healing, but we can keep holding on" jour après jour.





" And to reflect is to regret throwing it all away
And apathy, my one way street, it took so much from me
Separated by this divide I created through my fears
And in your tears you tried to show blind eyes and tell deaf ears
If we can make it through the landslide standing
We'll lift each other up to see the bliss on the horizon
Been looking in from the outside lately
I've seen who I used to be and it's not me
And we can keep healing
And we can keep holding on
I just want to take you where our time won't waste anymore
Through the mountains on the water
We'll stay engulfed in one another
And when I can wake up to see the sunrise in your eyes
Then we'll finally be free and I'll know I've made it home
So let's go out west and bask in the overcast
And walking through the rain we'll see the beauty in life again
"

3. Dear Photograph, la machine à remonter le temps.

Je suis tombée sur le Tumblr "Dear photograph", et j'ai beaucoup aimé le principe de la composition du passé avec le présent dans une même photographie. Certaines d'entre elles sont particulièrement touchantes et poétiques :







4. Dedo, le comique métalleux.

Fantine a eu la brillante idée de me familiariser avec Dedo, parce que l'humour français et moi ça fait 78, et parce qu'elle a été suffisamment magnifique pour lui trouver des points communs dans nos manières respectives de nous exprimer.
Ce fût un compliment d'une ampleur colossale à mes yeux puisque je n'ai pas arrêté de me bidonner sur chacune de ses apparences depuis lors et que je veux bien donner un de mes petits doigts (le gauche disons,non attends...si) pour m'exprimer aussi merveilleusement qu'il le fait.
Mais bon, je pense que quelques années de familiarité y jouent pour beaucoup dans mon aisance avec un certain entourage et que je suis de toute façon un véritable clown à tout heure de la journée vu mon manque de réputation ou de décence à maintenir de manière générale.
C'est d'ailleurs ce qui m’agace le plus profondément chez moi cette facilité à raconter des inutilités alors si au moins ça permet à quelqu'un de se foutre de ma tronche, il y a au moins un gagnant.






5. Le cortège le plus cool de Noël

Découvert sur le Tumblr de Fanny, je me suis depuis mise à l'allemand et je ne sais toujours dire que "Strudel",enfin soit, Dieu soit loué les Autrichiens qui créent un véritable culte de la démonologie pour enfin punir les mauvais comportements chez les enfants à cette période de l'année.Nous on se tape Père Fouettard, un pauvre mec qui met sa tête dans un sac de suie et enfile une tunique de velours périmée qui ne fait sans doute flipper personne d'autre que son propre reflet.
Mais quelle nation de fainéants.





6. Le flickr de l'armée américaine.

Je suis complètement fascinée par la photographie de guerre et surtout de propagande américaine,
et je ne me l'explique pas.
Une tunique de camouflage et quelques regards déterminés me suffisent à regarder la galerie dans son entièreté et à essuyer un filet de bave au coin de ma bouche.















7. Le vinyle du groupe "The Ocean".

Que j'ai vu en live et que j'ai détesté. Je n'aime pas du tout cette nouvelle
vague dans le métal : technique, froide et intellectuelle.
C'est un style que j'estime complètement dénué d'émotions, et à chaque fois que je tombe sur un groupe belge qui se veut un tant soit peu technique je repense à cette conversation que j'ai eu avec G., musicien de ma classe qui ne s'affirme pas du tout dans le même genre musical que le mien mais qui a suffisamment d'expérience dans le domaine  pour avoir su résumer parfaitement mon style de prédilection "Le métal actuel,c'est de la démonstration".
Je n'aurais pu mieux définir cette sensation de lassitude que je ressens à chaque fois que je me rends dans une de mes caves favorites pour aller constater ce qui s'y joue : RIEN.
Des gamins qui préfèrent le savoir-faire à l'énergie,je n'en ai pas besoin et ça m'emmerde profondément.
Même si The Ocean est à mes yeux l'emblème de cette catégorie, j'applaudis des trois mains leur travail sur les graphismes, packagings,designs, la conception visuelle de leur show impressionnante, en bref un travail magnifique qui me fait amèrement regretter de ne pas adhérer au fond de la chose et qui me permettrait de posséder cette tuerie sans me dire que c'est une perte d'argent.







S'il y a des curieux sur le contenu musical qui pourrait peut-être devenir l'une de vos révélations (ou pas?) :




8. Humatronic,un cd que j'ai voulu posséder après avoir vu un live ce qui n'est pas arrivé depuis...



Alors que je pleure sur tous les groupes de métal belge que je croise en me demandant quel est le foutu projet d'être une énième copie du précédent, de créer des morceaux sans saveur indistinguables des uns
des autres et qui ne se manifestent dans aucun autre style que du death ou du trash,
Humatronic a complètement attiré mon attention.
C'est petit Julien qui m'avait proposé d'aller les voir puisqu'ils avaient été assez sympathiques pour collaborer sur la soundtrack de la fausse bande-annonce que nous avions tourné en été ce qui rendait le rendez-vous intriguant.

J'ai adoré Humatronic pour tout un tas de raisons : une prestation live intense, une attitude extravertie, une démarcation énorme dans le style musical par rapport à tout ce qui se fait dernièrement et qui correspond largement plus à mes critères, un album excellent avec des inserts qui ressemblent à la mélancolie d'un film post-apocalyptique,et des influences musicales qui me ravissent!

Je n'ai pas vraiment été surprise d'apprendre que la première tentative de formation du même groupe il y a quelques années sous un autre nom ne m'était pas inconnue puisqu'il me semble avoir assisté à leur premier concert à l'époque avec mon ancien copain qui était pote avec un des membres.
Et même si en plissant des yeux je ne pense avoir clairement reconnu personne,ça ne m'étonne pas d'avoir certains éléments du passé dont j'avais oublié toute trace ressurgir de manière inattendue et dans ce cas-ci pour le meilleur!




9. Le manga Hideout de Masamusi Kazikazi



Ma tendance à la ponctualité bien trop pointilleuse me fait souvent attendre de longues minutes dans une galerie commerçante pleine de posiibilités, et j'ai pris l'habitude de commencer quelques nouvelles graphiques,bandes dessinées ou manga pour passer le temps.
Hideout dont l'histoire se déroule sur un seul tome ce qui représente une grande qualité à mes yeux, a été mon coup de coeur avec sa thématique de film d'horreur, ses dessins glauques et détaillés, beaucoup plus intéressants et travaillés que les univers trop souvent bâclés à mes yeux dans beaucoup de mangas.
C'était très sombre et très bien mené,jugement positif que j'accorde rarement à un domaine qui me parle si peu.

10. Straight Edge Society

Pour terminer, je ne sais plus par quel biais j'ai fait la découverte de CM Punk et de la straight edge society, deux fers de lance du monde de la WWE,et je ne sais toujours pas trop quoi en penser.
Le mouvement straight edge que je voyais beaucoup plus confiné et décalé de toute forme de promotion m'a fort surprise par sa manière d'être exposé dans un domaine aussi populaire et médiatisé que le catch, il ne s'agit donc à mes yeux pas vraiment de valeurs mais bien de spectacle,ce qui me rend assez sceptique sur l'authenticité du concept et sans doute son intérêt.
Quoi qu'il en soit,CM Punk avec son allure de Christ, sa chevelure de guerrier et ce qui ressemble à de la dévotion au mouvement qu'il incarne fait de lui quelqu'un d'assez charismatique et d'intriguant, vu sa tendance à raser la tête de "ses partisans" devant un public fou furieux avec un sourire provoquant et satisfait.





Ça me donne presque envie de regarder le catch tout ça,et ça ne m'aide pas à tarir mes baffles de paroles pleines de vertus telles que " One life, one time, let's make things right!"


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